[COVID-19] Le vent s’est arrêté…

« Le temps c’est un peu comme le vent.
Le vent, on ne le voit pas :
on voit les branches qu’il remue,
la poussière qu’il soulève.
Mais le vent lui-même, personne ne l’a vu. »

Jean-Claude Carrière

J’aime beaucoup cette citation de Jean Claude Carrière qui parle du temps. 
Et pourtant, en ce moment, le vent s’est arrêté…

La crise sanitaire que nous traversons, le confinement que nous vivons, tout cela nous amène à ralentir et à considérer différemment notre rapport au temps. 
Pour nous qui sommes confinés, le temps s’est considérablement ralenti alors que pour les équipes de soignants, il s’est accéléré…

Cette crise a déjà et aura des conséquences sur nos modes de vie. 
Elle aura un coût : humain et économique. Nous sommes tous d’accord.

Chez Kaperli, nous croyons en la force de l’Humain, acteur d’un changement coopératif et apprenant. C’est pourquoi, je voulais vous proposer de poser un regard appréciatif sur la situation.

Regard appréciatif, kezako ?

Inspirons-nous de l’exploration appréciative (Appreciative Inquiry en anglais).
L’exploration appréciative peut être définie comme une approche collective qui focalise sur les éléments de vitalité. Il s’agit de répondre à une problématique à partir de ce qui fonctionne bien et qui donne des résultats. L’idée est de rendre conscients les mécanismes de réussite.

Ainsi porter un regard appréciatif serait : 

  • Etre conscient des événements et de leurs conséquences parfois terribles.
  • Apprécier les ressources dont nous aurons fait preuve et choisir de capitaliser sur nos réussites pendant cette crise. 
  • Choisir de regarder vers le futur avec confiance.
  • Désirer un futur revitalisant.

La clef du processus appréciatif est l’entretien appréciatif, basé sur un questionnement structuré en 4 questions

Je vous propose d’expérimenter . Nous sommes confinés depuis quelques jours maintenant.

De quoi sommes-nous le plus fier.ère ?

Échangeons avec nos proches sur une expérience réussie pendant cette période.

Racontons-leur ce dont nous sommes heureux.

  • Une amie me disait dans un SMS : “je suis fière de l’autonomie de mes enfants !”
  • Une autre, grande hypocondriaque me disait qu’elle était fière d’être capable de gérer son stress et de garder le moral
  • Une autre se félicitait de garder le lien en organisant des Whats Appyritif avec ses amis (animés de quiz ….).
  • D’autres encore sont fiers de leur capacité à protéger leurs équipes.
  • Pour ma part, je suis fière de ma tribu, autonome, respectueuse des règles et capable de s’adapter aux particularités de la vie en confinement (partage de la connexion wifi …!!!)

Puis, interrogeons-nous sur ce que nous mobilisons pour réussir cela.

Voici ma liste à la « Prévert » :

  • Le « prendre soin » en restant chez nous et prenant des nouvelles via le téléphone, les visio-conférences ….,
  • La confiance : confiance en soi, en sa famille, en le corps médical et en le collectif,
  • L’entraide, la générosité et la solidarité évidemment dont on voit de magnifiques exemples (fabrication de masques, mises à disposition gracieuse de matériel ….),
  • La patience peut-être (ceux qui me connaissent savent que cela n’est pas mon point fort, mais j’y travaille assidûment actuellement !), 
  • L’agilité ou la capacité à rebondir, à changer ses habitudes pour maintenir activité sportive, lien social, activité professionnelle ….,
  • La curiosité sans aucun doute : pour de nouvelles technologies, pour de nouvelles façons de rester connectés, pour préserver le lien,  
  • La gratitude envers toutes les personnes qui se démènent pour nous permettre de continuer à vivre à peu près normalement ! 

Et vous, quels points forts avez-vous mobilisé ?

Posons-nous et réfléchissons au plaisir, à la satisfaction que ces réussites individuelles et collectives nous procurent.

Hier soir, je vous assure que j’ai très bien entendu le sourire de ma belle-sœur me répondant au téléphone : « je te rappelle, je finis une partie avec Noa (son fils de 6 ans) » !

Et enfin, une fois cette crise passée, si nous pouvions formuler trois souhaits, quels seraient-ils ? 

Trois souhaits qui nous permettraient de non pas revivre cette expérience de confinement mais de “conscientiser” nos réussites et de sortir plus forts de cette expérience.

Je vous livre les miens :

  1. Revenir à l’essentiel : less is more ! 
  2. Oser me faire confiance et prendre du temps pour moi et ma tribu
  3. Poursuivre l’expérience du digital pour garder un lien de qualité avec ceux qui comptent

Et vous, quels vœux formulez-vous ?
Douce journée et prenez soin de vous !

Article rédigé par Fabienne Roberfroid